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Mes critiques ou mes coups de coeur pour des expositions artistiques, des films et des actrices.

12 Dec

Plein_Ecran

Publié par Philippe

Plein_Ecran

Exposition du 3 décembre 2016 au 25 février 2017 à la Station, espace d'art contmporain, ouvert du mercredi au samedi de 13h à 19H, Halle sud du chantier sang neuf, 89 route de Turin, 06300 Nice, entrée libre.

 

Installée à l'origine dans les locaux d'une ancienne station service (26 boulevard Gambetta à Nice) la Station s'est déplacée en fonction des lieux qui l'on hébergé. En octobre 2009 la Station s'installe définitivement dans la Halle sud des anciens entrepôts frigorifiques mis à disposition par la ville de Nice. Ces locaux (1000 m2) rénovés sont partagés en salles d'expositions ouvertes au public et en ateliers (douze artistes y travaillent). La Station se fixe plusieurs objectifs : elle permet aux artistes émergents d'être visibles des galeries, des centres d'art, des musées et des commissaires d'expositions (artistes confirmés ou non), elle permet de mener des recherches dans les condition professionnelles, elle participe à la vie culturelle de Nice et elle organise des performances et des expositions.

Mathieu Copeland ''L'exposition d'un film'' (affiches 120 x 160 cm)
Mathieu Copeland ''L'exposition d'un film'' (affiches 120 x 160 cm)
Mathieu Copeland ''L'exposition d'un film'' (affiches 120 x 160 cm)
Mathieu Copeland ''L'exposition d'un film'' (affiches 120 x 160 cm)

Mathieu Copeland ''L'exposition d'un film'' (affiches 120 x 160 cm)

L'exposition Plein_Ecran aborde l'écran en tant que support. Il peut s'agir d'un support à la projection d'un film comme le suggère Mathieu Copeland. L'artiste invite d'autres artistes (Ben, Darren Banks, Charles de Meaux, Charlotte Moth, Mac Adams, Phoebe Unwin, Eva Barto, Philippe Decrauzat) à réaliser des affiches de son film pour inciter les spectateurs à aller le voir. L'écran apparaît ensuite comme un support pour résister dans un régime autoritaire. Chaque dimanche "El Paquete" rassemble des données téléchargées et s'achète en toute illégalité. Il regroupe des émissions de TV, des films, des publicités et aide ainsi les Cubains à contourner la censure dans un pays qui contrôle l'Internet et ou il n'existe que cinq chaines de TV. L'écran sert aussi de support pour reconstruire la mémoire détruite par un régime autoritaire (Alban Hajdinaj "Break Up", 2015) ou pour faire connaître les figures du combat féministe. Pascal Lièvre propose un court métrage dans lequel il inscrit avec son doigt l'identité de ces femmes dans une épaisse couche de paillettes noires (Pascal Lièvre "Atlas féministe", et, "Rêver l'obscur"). L'écran permet enfin de créer des compositions florales en utilisant des images issues de copies VHS d'émissions TV (Ken Okiishi "gesture/data (feedback) 2015).

Peter Scott "Picture City II" (2016)
Peter Scott "Picture City II" (2016)
Peter Scott "Picture City II" (2016)
Peter Scott "Picture City II" (2016)
Peter Scott "Picture City II" (2016)

Peter Scott "Picture City II" (2016)

L'exposition Plein_Ecran propose également une approche critique de l'écran. Ainsi les artistes s'interrogent sur la construction du réel induite par l'écran. La compilation de génériques de films (Dorit Margeiter, Mathias Poledna, Helmo Zobernig "Film Titel Video", 1997) disséque les mécanismes de digestion et d'esthétisation de l'industrie du film. Peter Scott superpose les images de deux films ("Taxi driver", de Martin Scrosese, 1976, et "Sex in the City", de Darreen Star, 1998 - 2004) pour créer un univers qui mélange la réalité et l'imaginaire. Les artistes utilisent aussi l'écran pour dénoncer les clichés véhiculés sur les femmes telle Shana Moulton avec le personnage dépressif et burlesque de Cynthia (Shana Moulton "Swisspering", 2013). Laura Prouvost et Rachel McLean développent cette approche en introduisant un élément de tension dans l'image, le cadre et le langage (Laure Prouvost "Monolog", 2009) ou en créant un univers kitsch et violent (Rachel McLean "Germs", 2016). Les artistes abordent enfin les thèmes de la peur et de la fétichisation liées à l'écran. Catherine Radosa ("Veille Extinction") utilise des images réalisées par des caméras de surveillance pour créer une vision angoissante de l'espace urbain. Jon Rafman ("Still Life (betamate)", 2013) démonte les mécanismes de fétichisation pour dénoncer l'intrusion de l'écran dans la vie.

Rachel McLean ''Germs'' (2013), et, Shana Moulton ''Swisspering'' (2013)
Rachel McLean ''Germs'' (2013), et, Shana Moulton ''Swisspering'' (2013)
Rachel McLean ''Germs'' (2013), et, Shana Moulton ''Swisspering'' (2013)
Rachel McLean ''Germs'' (2013), et, Shana Moulton ''Swisspering'' (2013)

Rachel McLean ''Germs'' (2013), et, Shana Moulton ''Swisspering'' (2013)

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