Ernest Cole
Les clichés du photographe sud - africain Ernest Cole frappent par l'intensité du message qu'ils véhiculent. Cole prend à contre - pied la tradition humaniste dont s'inspire David Goldblatt pour proposer une approche documentaire qui fait ressortir l'injustice et l'oppression de l'apartheid. Issu d'une famille pauvre de Prétoria il se passionne pour la photographie lorsque ses parents lui offrent un appareil de photos rudimentaire. Ernest Cole devient ensuite l'assistant d'un photographe de quartier et parvient à économiser un petit pécule qui lui permet de s'acheter un appareil plus perfectionné. Pour vivre il exerce des piges pour les magazines "Zonk" et "Drum" tout en suivant des cours par correspondance auprès du "New York institute of photography". Les photographies d'Ernest Cole sont pleines de rigueur, de subtilité et d'élégance tout en contenant un message politique fort sans faire l'apologie d'une idéologie. Fidèle à l'instant décisif théorisé par Henri Cartier - Bresson (cadrer, photographier, partir) il travaille de façon discrète et rapide. Durant les années 1960 Ernest Cole décide de quitter l'Afrique du sud de l'apartheid et il y parvient en contournant ce système. Il change de nom et se trouve "classifié" comme métis dans un régime ou la couleur de la peau détermine la vie des gens. Cette stratégie permet à Ernest Cole de quitter son pays natal par avion en direction de la France (9 mai 1966) puis des Etats - Unis (10 septembre 1966). A New - York il se rend dans les bureaux de l'agence Magnum ou ses photos impressionnent les dirigeants de l'agence qui facilitent la conclusion d'un accord entre le photographe et la maison d'édition Rodge Press Inc. afin de publier certains d'entre elles dans un live intitulé "House of bondages" (maison des servitudes) en 1967. Les photos d'Ernest Cole seront ensuite utilisées par l'ANC et la commission spéciale de l'ONU consacrée à l'apartheid mais les autorités sud - africaines interdiront la diffusion du livre. Le photographe veut faire aboutir un projet consacré à la situation des Afro - Américains dans le sud des Etats - Unis sans y parvenir. Ernest Cole décède en 1990 et l'ancien rédacteur en chef de "Drum" réalisera un documentaire sur lui en 2006 qui évoque son oeuvre.
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Marc Pradervand, Unsettling - artetcinemas.over-blog.com
Exposition du 3 novembre au 1er décembre 2016 à l'atelier 46, 46 avenue Georges Clémenceau, 06220 Vallauris, entrée libre. Nomaza Nongqunga Coupez et Undiscovered Canvas proposent de nous faire...
http://artetcinemas.over-blog.com/2016/11/marc-pradervand-unsettling.html
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David Goldblatt - artetcinemas.over-blog.com
Exposition du 21 février au 13 mai 2018 au Centre Pompidou, Place Georges Pompidou, 75004 Paris, niveau 1, galerie 4, ouverte tous les jours sauf le mardi et le 1er mai de 11h à 21h, tél. : ...
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Un homme devient invisible - artetcinemas.over-blog.com
Le 25 août 1962 le magazine américain "Life" publie l'article "Un homme devient invisible" écrit par Ralph Ellison illustré par les clichés de Gordon Parks qui soulignent la profondeur du text...
http://artetcinemas.over-blog.com/2018/10/un-homme-devient-invisible.html
Ernest Cole (photographer) (1940-1990), South African photographer.

